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27/05/2017

IRONMAN LANZAROTE 20.05.2017

posté à 23h48

IRONMAN LANZAROTE 20.05.2017 :

Retour sur l’ile magique pour la troisième fois. Ce sera ma seconde participation consécutive à l’IRONMAN de Lanzarote après celle de Novembre 2012 sur la première édition de L’Half IRONMAN.
Partis le Mercredi matin 4H de Marseille via Madrid pour arriver à ARRECIFE à 14H00. Nous séjournerons à la résidence CACTUS à Puerto del Carmen située à pieds à 5min du départ de la course.
Durant ces 3 journées, nos marques sont vites reprises, alternance de séances natation quotidienne avec sorties run et bike pour réhabituer l’organisme aux conditions météo propres à l’ile : chaleur, vent, dénivellé.
Un traditionnel passage au Club la SANTA qui rythme ici la vie des sportifs et de l’organisation de l’évènement annuel l’IRONMAN pour récupérer le pack de la course et procéder à la finalisation de l’enregistrement et à la participation au défilé des nations.

SAMEDI DAY D : Réveil 4H00 un rituel pour les triathlètes ; mon premier réflex un œil dehors pour connaitre l’intensité du vent !! pas de doute il sera présent force 25/30km/h. Un petit déjeuner composé de café, jus de fruits, jambon, fromage, yaourt, pain au lait avant de prendre le chemin de la zone de départ. Dehors il fait encore nuit noire et la température à ce moment de la journée est de 18°c.

5H45 zone de transition : vérification du bike et mise en place du ravitaillement (doses, médocs, boissons). Pour la première fois sur IRON j’ai prévu un ravitaillement perso que je retrouverais sur le parcours bike au 110èm km ; j’ai prévu patates douces et médocs.

6H30/40 zone départ : la zone est noire de monde, Tine part se positionner sur la corniche, ou la vue d’ensemble sur la partie natation est plus spectaculaire. Les 1600 participants sont regroupés dans une zone large de 10-15 mètres pour un départ de masse pas de rolling-start, les pros puis les AWA et les groupes d’ages. Je me positionne dans le sas 80min. pour le départ j’ai prévu de partir à droite un peu vers le large pour éviter la bagarre des 200 premiers mètres.
7H01 : la corne de brume retentie après les mots de KENNETH le patron emblématique de la course, ça part, ça court, déjà l’eau il faut plonger et envoyer les bras ; la machine à laver est en route. C’est parti pour 2 boucles de 1900m avec sortie à l’australienne. Dès la première bouée passée je place ma nage de manière à évoluer en toute sérénité, la masse des athlètes est vite étalée. Premier demi-tour le jour se lève et déjà la chaleur du soleil se fait sentir au ras de l’eau. Au passage des bouées c’est toujours bousculade et l’occasion de se prendre des mauvais coups. Sur le retour il faut veiller à garder la bonne trajectoire et ne pas se laisser gagner par le courant. 2000m 39’ sortie à l'australienne. Je replonge et file sur la gauche le plus prêt de la ligne d’eau, la température de l’eau est de 19°c idéale pour une telle épreuve, l’occasion aussi de profiter de cette environnement riche en poissons. A 300m de la sortie une crampe au mollet gauche semble vouloir ralentir ma progression, situation inconfortable mais la douleur passe, la sortie est là 4285m 1H21’ à ma montre, si long !! Pourtant je n’ai pas fait d’écart !! Je suis satisfait c’est mon meilleur chrono Swim sur IRONMAN.

Direction T1, la transition est longue remontée de la plage, tente pour change, remontée sur le parc puis sa traversée jusqu’à la ligne de départ, il y a du monde et trouver sa place et sa trajectoire reste délicat. J’ai prévu de faire l’épreuve avec des manchons et de de me protéger au maximum du soleil qui ici reste un ennemi de taille. J’ai cette année privilégié mon BMC de route peur de perdre trop d’énergie sur la partie bike, pensant que ma période d’arrêt début d’année serait ici un manque… 180 KMS de Bike à LANZAROTE c’est une course ou les difficultés vont s’enchainer : vent, chaleur, relances continuelles entre montées et descentes pour 2551m de dénivelle et des revêtements de chaussée pas toujours appréciés de nos tendres boyaux.
Sortie de Puerto Del Carmen direction YAIZA avec les premières difficultés : vent et bosses avant de plonger vers le village de pécheurs EL GOLFO, l’occasion avant MIRADOR LES SALINES de croiser les premiers triathlètes. Le paysage de lave est désormais notre vitrine il sera encore plus grandiose lors de la traversée de MONTANAS DEL FUEGO et les hauteurs de TIMONFAYA avec sa longue ligne droite de 5km balayée par le vent. Passage à TINAJO avant de plonger vers la SANTA et son traditionnel CLUB lieu incontournable des sportifs. Le soleil absent depuis le départ fait son apparition la température monte et la chaleur sera désormais présente. Passage à FAMARA le spot des surfeurs, une portion de route recouverte de sable et balayée par le vent. On monte en direction de TEGUISE sur ces longues portions de lignes droites ou soleil vent chaleur ont pris possession du terrain. Le parc des éoliennes sur les hauteurs de MARIDOR DEL HARIA est traversée par le flot des triathlètes qui lutte face au vent chacun en fonction de son niveau et de son état de fraicheur. L’occasion de récupérer le ravitaillement perso au 110ème km et de filer sur une descente folle avant de rejoindre la montée de MIRADOR DEL RIO une route étroite au revêtement peu avantageux l‘effort est récompensé par un magnifique panorama et un point de vue exceptionnel sur l’ile de la GRACIOSA tout ça au 120ème km !!. Une descente vers ARIETTA avec un fort vent arrière et latéral nous permet d’attendre des vitesses de pointes supérieures à 70km/h il faut rester vigilent un virage mal négocié peu vite arriver. Le retour vers TRICHE est usant, longue ligne droite plombée par la chaleur ou portions descendantes et montantes cassent le rythme. Les plus avertis s’attendent à deux portions de route difficiles entre TRICHE et MAZAMET 3kms face au vent ; nous sommes collés à la route couchés sur nos prolongateurs en recherche de pénétration face au vent, la vitesse est bloquée à 15km/h patience et mental sont nécessaires. Suit ensuite la portion de route au revêtement de pierre de lave concassée, le risque de crevaisons est maximum. L’assistance technique de la course y aura installé un camion atelier en fin de zone. Cette dernière difficulté passée, reste la descente vers Puerto Del Carmen. Les sensations sont bonnes, j’ai tenté de me ravitailler régulièrement : patates douces, gels, barres protéinées, bananes, boissons énergétiques et eau. Arrosage régulier des membres de la tête afin de préserver un état de fraicheur face au vent et au soleil facteurs de déshydratation et d’assèchement assurés.

T2 est là ; pied à terre 7H27’ prêt pour attaquer le Marathon. C’est la partie du parcours ou le public se retrouve pour porter ses leaders massé sur les barrières qui protègent cette zone ou arrivée vélo et aller-retour de la course à pieds se croisent une belle image de notre sport pour le public. Je pars avec de bonnes sensations ce sera le cas jusqu’au 20éme. Le km 10 sera passé en 55’ pas de difficultés, ni douleurs, presque trop bien !! Les premières questions se posent sur le 1er demi-tour que je ne vois pas venir, je comprendrais au KM 12 que l’organisation a changé le parcours et qu’il faudra faire une boucle de 30kms et non 20. Psychologiquement je prends un coup au moral, de plus les postes de ravitaillements sur cette boucle n’apportent pas le même confort que les précédents : plus d’éponge ! Pas de glaçons, de l’eau presque chaude et du Red Bull qui ne correspond pas pas à mes besoins. Ces deux facteurs cumulés seront néfastes à ma progression après le km 20 atteint en 2H02’, ensuite se sera une lente descente aux enfers, la chaleur n’aidant pas, les portions parcourus sont longues et désertes, le retour sur l’aéroport et la zone touristique ne pousseront vers le demi-tour. Au 33ème km je m’oblige une halte qui durera plus de 15 minutes l’organisme dit stop, récup ou abandon !! La tète tourne, les jambes ne me portent plus et m »a trajectoire une incertaine, je m’allonge sur un banc : ce sera ma partie difficile de la course ; Là tu refais l’histoire de tas entrainements, contraintes et vécus sportifs qui t’insufflent la sagesse : « sur les longues courses et ultras après le dure ça revient toujours il faut être patient ». Il ne me reste que 9km moins que le simple entrainement quotidien, la motivation et la volonté de ne pas décevoir ceux qui t’ont suivi et accompagné dans cette grande aventure prennent le dessus, l’envie de me surpasser m’envahie et me portera jusqu’à le finish line que je franchirais à la nuit tombée 14H27’ le job est fait : KENNETH en personne me félicite et me passe la médaille du FINISHER. Sourires, émotions, joie, plaisir de retrouver TINE qui a patienté encore une journée à se poser aussi des questions car elle connait parfaitement le déroulement de ce type de course pour m’y avoir toujours accompagnée. Le 10ème IRONMAN en tant que finisher est accompli !!
Place à l’analyse, au débriefing, on parle déjà de la prochaine édition.
Merci à TINE toujours là !!
Fin de journée au TROPICA restaurant, l’équipe qui nous connait bien nous a réservé une table, c’est Markus qui nous reçoit, c’est devenu notre cantine lors de nos séjours sur l’ile.

33ème/ 71 catégorie Age 54-59 1017 au général sur 1600 inscrits. Swim 1H22’51’’
Bike 7H25’50’’
Run 5H14’26’’
Final 14H27’14’’.

ANALYSE APRES COURSE :
Swim : Meilleure performance sur la distance IRONMAN. Malgré un 4285m.
6’’ au 100m de mieux que l’année 2016 ;
Bike : Une participation avec mon BMC route, sur les 36 portions de 5kms le comparatif suivant par rapport à 2016 est le suivant : 15 portions plus rapides, 20 portions en vitesse négative, 1 portion à vitesse égale. Ma vitesse Maxi en 2016 : 71,5km/h en 2017 68,7km/h. Soit une perte de 6’’ au km entre 2017 et 2016. Les portions les plus rapides 2017 effectuées avec le Bike Route l’ont été sur les parties aux dénivelles positifs.
RUN : En avance au km 10, égalité au km 20, une dégradation liée à la méconnaissance du nouveau parcours et à un déséquilibre du ravitaillement entre le 22 et 28 kms.
Travail, Régularité seront les points à retenir pour les prochaines épreuves.

 


31/03/2017

NEW-YORK HALF-MARATHON 19.03.2017.

posté à 11h00

ESCAPADE A NEW-YORK 5 JOURS AVEC LA TEAM SPARTE AND RUN.

Le temps d'un Week-end pour accrocher le premier dossard de l'année 2017,et de participer au semi-marathon de NEW-YORK en tant que meneur d'allure de la TEAM SPARTE AND RUN.
Difficile durant ces 3 derniers mois de reconquérir de bonnes sensations après l'avalanche pneumo-broncho....attrapée après la SAINTELYON.
Une promenade New-Yorkaise sans autre objectif que de se faire plaisir.
Arrivés 72H avant le départ, le temps de parcourir quelques miles à travers cette ville surdimensionnée. De s'adapter aux conditions climatiques et décalage horaire!!
Température moyenne négative due à la tempête de neige de ces 48 dernières heures, qui a enveloppée la ville d'un manteau neigeux et balayée par un vent glacial!! Une note supplémentaire à la découverte de BIG-APPLE!!

Les dossards pour le semi-marathon coute 170€ chers diront certains!! mais au pays de la démeusure nous avons ainsi le droit de parcourir Central Park, Time Square, Broadway, Wall Street,
au milieu d'une meute de Running Addicts.

Plus de 20000 coureurs au départ ce dimanche dés 7H30 à Central Park au niveau de la 72ème. Un départ par vagues au milieu du manteau neigeux éclairé par un soleil et un ciel bleu azur qui se découvre au dessus des tours géantes.
Partis dans la wave 3, il a fallu patienter pour notre départ 8H10 sol gelé, vent, nous obligeant à garder gants, bonnets, coupe-vent....
Une grande boucle à travers Cental Park une portion de course assez casse-patte ou le flot des runners a pu se croiser avant de regagner la sortie sud.
La traversée de TIME SQUARE se fera sous la luminosité des enseignes qui font la renommée de ce lieu devenu mythique ou le soleil se fait rare.
La sécurité et la protection des coureurs; est bien présente toute la rue est bordée de barrières et de Body-Guards le public est là; "come on", "keep going guys" c'est fun les US pour ça le public est au top.
On regagne les berges West de l'Hudson face au vent glacial avant de filer plein sud vers " ONE WORLD TRADE TOWER".
Les ravitaillements en mode longue distance Gel liquide et eau pour optimiser l'énergie,
Sur tout le parcours on retrouve les zones d'animations avec les DJ Mobil qui crachent les Watts en diffusant les derniers tubes, rythmant ainsi le long serpentin des runners qui a envahie la ville.
"ONE WORLD TRADE TOWER" est face à nous si majestueuse qu'il est difficile de ne pas penser 11.09.01!!! puis c'est le symbole de la Statue de la Liberté face à nous; juste le temps de lui envoyer notre salut et le 20kms est là.
400m 200m une arrivée ou nous déployons notre drapeau BLEU BLANC ROUGE.
La finish line est passée, énorme sourire, belle balade, remise de la médaille de FINISHER. Plusieurs kilomètres à remonter le flot des coureurs enveloppés dans les couvertures de survie indispensable pour se protéger du vent et de l'absence de soleil avant que toute cette masse de runners se soit écoulée.
Notre STRAVA/GARMIN indique 22,600kms normal que le temps final soit un peu au dessus des prévisions.
Pas grave la TEAM SPART AND RUN a réalisée son Rêve.


 


23/12/2016

BEST OF 2016

posté à 12h59

2016 LE BEST OF.

Voila une année qui avec de belles images, de beau souvenirs et des résultats qui me satisfont. Par rapport aux années passées un sensible ralentissement dans les épreuves effectuées, afin de ne pas abandonner ou de finir sur des déceptions.

MARS 2016 MARATHON DE BARCELONE 3H 41'.15000 participants; Ma 4ème participation sur cette épreuve.

JUIN 2016 HALF IRONMAN D'AIX en PROVENCE 5H 07' 2800 participants. 5éme participation à cette épreuve qui a vue le jour en 2011. Grosse première cette année; les conditions météos ont obligé les organisateurs à convertir l'épreuve en Duathlon.

JUIN 2016 IRONMAN DE LANZAROTE 13H34'1800 participants. Course emblématique sur le circuit IRONMAN. Qualifiée de difficile par les puristes; dénivelle, vent, assez tot dans la saison. C'est mon second passage sur l'ile après le 70.3 en 2012.

OCTOBRE 2016 SEMI MARATHON de PORTO-VECCHIO 1H 41'. Une belle épreuve en bord de mer avec des relances; idéale pour profiter de l'Ile de Beauté en cette période de l'année.

DECEMBRE 2016 SAINTELYON 9H 55'. 7000 participants. Trail Nocturne 72 Kms. départ minuit; froid, nuit seront les alliés d'un soir.

Une Année d'Entrainement qui se résume:
Swim 2 à 4 sorties semaine 15 kms maxi 19.
Bike 2 à 4 sorties semaine 550 kms maxi 950.
Run 5 à 10 sorties semaine 300 kms maxi 550.

Voilà 2016, qui se termine par une touche plus terne concernant la forme car la grippe a pris le dessus. Donc repos.

2017 se découvrira au fil des mois trails, Semi, Ironman, Raids sont dans les projets.



 


08/12/2016

SAINTELYON 03.04/12/2016

posté à 12h22

SANTELYON 04.12.2016.

63ème Edition ; avec 16500 participants sur trois formats de course, c’est plus de 7000 fondus qui seront au départ de la SOLO pour 72kms sur 1950m D+. C’est à ce jour la Doyenne des courses pleine nature en France, lancée en 1952 par une poignée de Cyclotouristes.
Cette course aujourd’hui a su s’adapter à la modernité sans perdre de son âme. Son parcours est toujours fait de goudron, terre, boue, cailloux, neige, glace, verglas, le tout dans le froid de l’hiver se mélanger au flot des participants.
Descriptif de la Course : Départ 00H00 de Saint-Etienne Parc des Expositions pour l’épreuve SOLO, 72kms 1738m D+ 2050m D- (Gamin 1952D+ / 2281D- 897 ALT max), 5 points de ravitaillements qui servent de points de départs aux autres courses et relais la SaintExpress 44kms, la SainteSprint 21kms, la Saintétic 12kms. Les zones de contrôles emblématiques : St Christo en Jasiez / Sainte Catherine / Saint Genou / Chausson / Soucieux en Jarrest / Chaponost /. La SainteLyon peut se courir tout le temps contrairement aux trails ultra techniques à fort dénivelle de pus le dominante du parcours est descendante. Cependant sur les dizaines de cotes raides la marche rapide sera privilégiée. Pourtant dans la réalité on se rendra compte que cela est beaucoup plus compliqué. Faire une feuille de route et la respectée reste encore une bonne option. Je me cale sur des 10KMS à parcourir toutes les 1H15’ en moyenne, avec un final rapide cela semble réalisable malgré les redoutables passages de Ste FOY, la montée des lapins, les 200 marches de la Mulatière d’un final ou la fatigue aura fait son apparition.
Ma Course, Mon Histoire.

1er Septembre 2016, l’idée de participer à cette course mythique voit le jour. Une rapide reconnaissance des formalités et modalités d’inscription et des disponibilités d’hébergement sont faites ; tout semble ok !! On logera avec TINE à 300m de la Halle Tony Garnier chez Accord Hôtels. Il me reste 3 mois pour me mettre dans les conditions optimales pour ce type de course encore inconnue et particulière pour mes habitudes d’entrainement car courir en Colline ne reste pas ma « tasse de thé ». Mais me lancer dans ce pari un peu fou convient à mon rythme de vie ou adaptation, découverte, enjeux sont les ingrédients de mon moteur et de mon fonctionnement. Je vais mettre en œuvre les moyens pour terminer cette course dès la première semaine de 09/2016. Des sorties nocturnes, matinales, des séances de Vma en côtes, allonger le kilométrage quotidien mais surtout adapter les moyens matériels et se forger un mental. Ce sera le quotidien des 3 mois de préparation ; le matériel les chaussures OKA trail, le sac trail allégé, les guetres, les chaines, la frontale, les produits nutritionnels. L’entrainement : Septembre 370kms, Octobre 423kms, Novembre 529kms avec des cumuls semaines : 101 / 108 / 150 / 83 /35 /143 /128 /147 / 93 ; la pyramide des 9 dernières semaines. Parallèlement il y a les 4 / 5 Kms Swim et les 150 Kms bike hebdomadaire.
Le pic de forme devrait être atteint pour le fameux départ. Mon entourage, mes potes d’entrainement me qualifient de grand fou ; tant de motivation, de volonté et une faculté de récupération les surprennent encore. Ils sont confiants, moi de mon côté je prends toute précaution pour éviter la blessure et surtout oublier une douleur persistante au niveau de l’iliaque et du psoas depuis notre retour du Semi-Marathon de PORTO-VECCHIO.
Comme tout compétiteur, les prévisions de temps finaux sont élaborées. La SainteLyon est un trail qui se court tout le temps (selon les textes). Dans un 1er temps j’imagine pouvoir rentrer sous les 10H, hors si l’on court en continue ou presque pourquoi pas un sub 8H30 !! allez on verra !!!
02 et 03 Décembre 2016 : Départ direction LYON en milieu d’après-midi afin de récupérer le pack dossard avant la foule du grand jour. La halle Tony Garnier est ouverte jusqu’à 20H00 avec tous ses exposants à forte connotation « TRAIL ». Le dossard 884 est remis par une équipe de bénévoles parfaitement rodée. Voilà le compte à rebours est commencé.
Le samedi sera une journée light, repos tourisme et récupération avant le départ. A 17H30 il faut regagner le départ à Saint-Etienne ce sera fait avec les bus navettes mis en place par l’organisation. La première surprise sur cette ville lumière depuis 24H c’est la température. Il y a entre 12 et 15 degrés d’écart avec notre sud Provençal. Tout au long de la journée le baromètre est resté sous les 6/8 degrés à la nuit tombante il se rapproche du zéro !!
Arrivée au Park Exposition de Saint-Etienne 19H00, lieu du départ. Tous les participants de la SAINTESOLO se retrouvent pour une attente qui prend des allures de dortoir géant. Chaque participant tente de s’isoler dans sa bulle et de repasser le film de sa préparation en espérant ne rien avoir laissé au hasard. Certaines phases de doute s’installent mais la pression l’emporte et il est temps de se diriger vers la ligne de départ. 7000 au départ cela va être compliqué surtout qu’une heure avant ; la file est déjà longue et la patience dans le froid sera nécessaire avant la libération du peloton par le starter. Je partirai dans la Troisième vague, dès 23H40 les SAS de 1300 coureurs sont libérés toutes les 10 min, la température est basse mais l’ambiance est chaude, la nuit s’annonce longue froide sous le brouillard givrant. Les seuls absents la neige et la pluie !! 00H00 je passe sous l’arche du départ, c’est désormais parti, il va falloir être prudent ne pas griller les étapes ; nuit, froid, vitesse dès le départ seront les paramètres à gérer.
LA COURSE : Départ rapide vers la sortie de la ville dans la zone industrielle sur 7KMS roulants avant de regagner la première difficulté. Cette portion offre la possibilité de s’échauffer car la longue attente du départ n’a pas été favorable à l’organisme plus habitué à des phases de repos et sommeil à cette heure avancée de la nuit. Il faut profiter de ces moments pour trouver un rythme et se sortir au maximum de la masse afin d’éviter bousculades, ralentissements, chutes …….. A Sorbiers km7, la course est lancée Alt 536m déjà 42 min de course soit 5’45’’/km. J’ai du mal à ressentir les bonnes sensations ; climat, décalage biologique….la réponse plus tard dans la soirée. Jusqu’à St Christo km12 700 Alt on alterne montées, descentes plus ou moins techniques dans la nuit, le premier problème rencontré : courir avec une file discontinue de trailers sur des passages on seul un ou deux coureurs peuvent se trouver de front. Difficile de prendre son rythme on doit se caler ou prendre des risques ; la moyenne horaire sera compliquée à tenir. Jusqu’à Ste Catherine, le parcours est en balcon au-dessus de la vallée du Giers. Là on peut admirer ce serpent de lumière, qui monte de la vallée et flotte dans la nuit brumeuse ce sera un spectacle tout au long de la course. Les passages en sous-bois, les montées caillouteuses, le passage à la Croix ce Bicoury, les hauts de Moreau le GR puis la descente technique et piégeuse vers St Catherine. Une nouvelle habitude de course doit être mise en place : visibilité à distance de frontale, obligation de rester vigilant, surveiller les appuis, être en continuelle attention, voilà une bonne séance de PPG !!!!! .
St Catherine km28 : 3H28’ je suis encore dans mon 1H15 tous les 10KMS, Je profite également de partager sur ma page Facebook pour mes proches et amis et comme je le dit à ce moment de ma progression sur la course : c’est COMPLIQUE !! Je ne trouve pas mes jambes. Les bus sont au point de contrôles l’idée de rentrer avec me traverse l’esprit un instant c’est la solution simple. Au ravitaillement c’est la foire, grosse foule, accès difficile aux tables, je prends juste Coca Vichy Advil dans le gobelet perso. Enfin une zone de ravitaillement propre, chaque coureur est en autonomie une lumière pour la planète. Surprise !!! Ma veste, mes gants mon cuissard sont trempés, mes gourdes se sont-elles vidées ?? NON !! Je réalise que la basse température, le brouillard qui tombe, le corps qui tente de lutter contre le froid sont les facteurs d’une telle réaction. Il va falloir se battre, le moral a un coup de gel. Sms à Tine, aux copains des réponses qui reboostent « t’es un guerrier », « ne lâches rien » devant ALAN TEY est arrivé il a fait la SaintExpress « accroches toi » dit-il. Je repars frigorifié mais avec des idées positives. Apres St Catherine, le bois d’Arfeuille en descente passage incontournable de la SaintéLyon suivi de la grosse difficulté. La montée du Rampeau 750m 20%D+ plein bois, nuit noire, file indienne et glissades assurée rendent la progression lente. J’ai les jambes alors je monte par la ligne la plus directe en prenant appui sur les troncs d’arbres et me simulant ainsi une séance vélo elliptique lol !! Je passe bien à un bon rythme pas trop le temps de voir les visages des autres concurrents mais on sent la faiblesse envahir le peloton en ce milieu de parcours. La progression reste malgré tout lente 10’25’’/11’43’’/11’19’’ sur les forts pourcentages.
St Genou km40 : 5H43’ de course les projets du sub 10 deviennent plus raisonnables, mais passages aux zones de ravitaillement se limitent au minimum, plein des bidons, Coca, Vichy, Advil, Gel liquide, barres protéines. Les sensations de course et les bienfaits des heures passées à l’entrainement semblent maintenant portés leurs fruits, l’envie de voir la finish line me gagne et c’est bon pour le moral. La portion de notre parcours qui arrive est identique, chemins en sous-bois, descentes, montées sur 400m, passage au bois de la Dame. Les pièges du parcours se succèdent et je commence à comprendre que sur ce trail la performance reste compliquée lorsque l’on se trouve dans la masse. A certains endroits c’est l’arrêt total de la file discontinue des frontales, les coulées de boues et d’eau nécessitent d’improviser des passages en dehors de la voie directrice. Toute la course de nuit se fera avec une vision de + OU – 1 mètre à la lueur des frontales. Le paysage et la beauté de la course ne peuvent de découvrir qu’à l’arrêt.

Des 7hdu haut des monts des lueurs claires apparaissent, le jour est là, on découvre alors le brouillard givrant qui se détache du sol, la végétation est figée par le gel, les chemins sont glissants, et les chutes des concurrents sont fréquentes aidées d’un nouvel allié la fatigue. Pour ma part cette deuxième partie de course me semble plus favorable les kms se dérobent sous mes HOKA à des moyennes de 6’02’’/ 6’18’’/ 5’56’’/ le sub devient est dans les jambes ….Je constate que la majorité des coureurs est dans le dur, les organismes ont lutté, les visages sont tirés, les tenues souillées par les chutes, le peloton devient étiré, le calme règne sur la course, la concentration et la souffrance bien présentes et vont être les alliées des dernières heures. Pour certains regagner la finish line sera long enveloppés dans leur couverture de survie ils sont en « mode veille ».
Chaponost km 61 : 8h39 Dernier ravitaillement ; depuis Soucieu les accès aux zones de ravitaillement sont fluides, obtenir du thé chaud, du pain d’épice, banane, fromage devient chose facile. Le final doit être plus roulant !! C’est sans compter les dernières surprises ; le parc du Boulard, saut de ruisseau, chemin en boyau humides glissants. Enfin l’Aqueduc Romain et sa cote tant redouté 16 à 18%. La moyenne explose sur la fin de course 5’59’’ / 5’49’’ /5’46’’ / 5’21’’ / Ste Foy les Lyon dans le parc nature ce sont les derniers passages « verts » avant le retour du bitume. Le quartier de la Mulatière est là !! Il faut descendre les 200 marches, on découvre le musée des Confluences, arrivée 2km, le pont Raymond Barre, 1km la vue de la Halle Tony Garnier, la finish line, les Sun light, la musique, la Foule, et TINE sur le bord :
DELIVRANCE / REUSSITE / JOIE / EMOTION / PARI REUSSI / HEUREUX / FRISSONS ASSURES /
9H55’59’’ temps final 265èm CAT/720 2374Général/7000.

GRAND MERCI A TINE pour tes soutiens quotidiens,
MERCI à ma famille et amis pour vos encouragements et suivis live !!!

UNE BELLE COURSE, UNE BELLE EXPERIENCE. Avec au final pas de souffrances physiques, aucune douleur. Une envie de continuer sur ces épreuves pour varier sensations et découvrir de nouveaux horizons.
La reprise se fera progressivement, après 2 semaines de light c’est encore des coups de fatigue qui tombent au cours de la journée, ça se paye cash une nuit de sommeil en moins.

A BIENTOT POUR LA SUITE !!!

 


20/11/2016

DU DEBUT A CE JOUR

posté à 17h11

un résumé de tout mon passé SPORTIF sera repris ici meme
a bientot

 




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